Les alliacées contiennent des composés soufrés qui oxydent l'hémoglobine des globules rouges, et l'hémoglobine féline est particulièrement vulnérable à ce type de dégâts. Les cellules atteintes sont détruites plus vite que l'organisme ne peut les remplacer — c'est l'anémie hémolytique. À poids égal, l'ail est plusieurs fois plus puissant que l'oignon : « juste un peu d'ail » n'est donc pas l'option prudente qu'on imagine.
Les symptômes apparaissent avec un décalage : les dégâts oxydatifs commencent en moins d'un jour, mais la faiblesse, les gencives pâles, la respiration rapide et l'abattement apparaissent en général plusieurs jours après l'exposition, ce qui peut rendre la cause difficile à identifier. Chez le chat, la voie d'exposition la plus courante n'est pas une rondelle d'oignon cru mais un aliment humain qui contient des alliacées comme ingrédient — bouillon, sauce, viande assaisonnée, poudre d'oignon ou d'ail. Mieux vaut vérifier les étiquettes avant de partager le moindre plat salé avec un chat.
Sources
- Garlic and Onion (Allium spp) Toxicosis in Animals — Merck Veterinary Manual
- People Foods to Avoid Feeding Your Pets — ASPCA Animal Poison Control
Cette page est informative et ne remplace pas un avis vétérinaire. Si votre animal a mangé quelque chose de risqué, contactez immédiatement votre vétérinaire ou un centre antipoison animalier.